L’herbier est numérisé !

L’herbier est numérisé !

L’association est fière d’annoncer que la numérisation de l’herbier de St Barth Essentiel est aujourd’hui finalisée. C’est un énorme pas en avant dans le projet de voir l’herbier rejoindre le réseau e-ReColNat développé par le Museum d’Histoire Naturelle de Paris et dont l’objectif est de présenter sur une plateforme unique les images et les données de la totalité des collections naturalistes françaises.

DE LA NÉCESSITÉ DE CONSTITUER UN HERBIER DE RÉFÉRENCE

De 2011 à 2014, l’association St Barth Essentiel a procédé à l’inventaire de la flore indigène de St Barthélemy [1] qui n’avait encore jamais été fait, en collaboration avec le Pr Claude Sastre, professeur honoraire du MNHN et spécialiste de la flore antillaise.

Très vite, aux vues de la faiblesse des collections floristiques existantes, la nécessité de constituer un herbier de référence en parallèle à l’inventaire, s’est imposé comme une évidence :

  • Parce que les collections servent de support physique aux études sur les plantes, notamment à la taxinomie et à la systématique
  • Parce qu’elles constituent une mémoire des aires de répartition des espèces végétales.

Les huit campagnes de terrain menées durant l’inventaire de la flore ont fourni l’essentiel des collections de l’herbier dénommé « HERBIER DE ST BARTH-ESSENTIEL (Plus de détails ICI)

Au 1er janvier 2017, l’herbier comptait 1008 spécimens de plantes séchées, provenant de 376 espèces issues de 86 familles. Ce qui fait de lui l’herbier le plus important consacré à St Barthélemy et le premier à être conservé localement [2].


[1]  Cet inventaire a donné lieu à la réalisation d’une cartographie de la flore indigène de St Barthélemy consultable sur demande auprès de l’association. La partie notice explicative est consultable sur le site internet de l’association.

[2]  Les premières collections botaniques furent réalisées par des botanistes suédois dès le début de la période suédoise de l’île, vers la fin du XVIIIè siècle. Les collections se trouvent aujourd’hui conservées au Museum d’Histoire Naturelle de Stockholm. Lorsque St-Barthélemy fut rétrocédée à la France en 1878, les botanistes français, très occupés par la Flore de la Guadeloupe et de la Martinique, ne firent que peu de cas de celle de St Barth qui resta longtemps ignorée.Il faudra attendre les années 1930 pour qu’Adrien Questel, naturaliste amateur vivant en Guadeloupe mais originaire de Saint-Barth, commence à s’intéresser à la flore de son île. En plus de sa « Flore de l’île de Saint-Barthélemy », parue en 1941, celui-ci adressât des parts d’herbier au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris mais également au Jardin Botanique de New York où une grande partie des spécimens ont été adressés dans l’espoir qu’ils soient déterminés. Les quelques collections d’Henri et Madeleine conservées au Museum National d’Histoire Naturelle viennent compléter le tour d’horizon des collections botaniques de Saint-Barthélemy.